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23.09.2005
APRES LE BRAS DE FER AVEC LES FRANçAIS : Révélations du Minefi sur la privatisation de la Camair
En marge de la réunion des ministres des Finances de la Zone Franc qui s’est tenue à Paris les 19 et 20 septembre, le ministre camerounais des Finances : Polycarpe Abah Abah a accordé un entretien à notre correspondant sur place. Il y revient sur la récente mission du Fonds monétaire internationale au Cameroun et sur la situation de la Cameroon Airlines.
Le Cameroun a reçu une délégation du Fonds monétaire international (Fmi) il y a quelques semaines. Les finances du pays s’améliorent-elles et le pays sera-t-il éligible à la réduction de sa dette ?
Je vous remercie de l’occasion que vous me donnez pour apporter un certain nombre d’éléments d’information suite à la mission du Fmi au Cameroun. Il faut d’abord la placer dans son contexte. Comme vous le savez au cours de l’année 2005 le gouvernement a adopté un programme économique ambitieux et a sollicité les services du Fmi afin que ceux-ci puissent suivre la bonne exécution de celui-ci dans le cadre d’un programme dit de référence. La mission du Fmi visait à évaluer l’exécution de ce programme de référence six mois après et à dessiner les perspectives d’avenir. Notamment la possibilité de conclure un nouveau programme triennal appuyé par la facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance. En d’autres termes le programme de référence à fin juin s’est exécuté correctement et sur cette base nous sommes parvenus à un accord ad referendum avec le Fmi pour un nouveau programme triennal. Et la bonne exécution de ce programme triennal pour la période qui va du 1er juillet au 31 décembre devrait nous ouvrir les portes du point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (Ppte) au cours de l’exercice 2006.
Qu’est-ce que cela va changer pour le Cameroun ?
L’atteinte du point d’achèvement devrait nous dégager un certain nombre de marges, nous dégager des ressources que nous allons utiliser pour évidemment aborder les problèmes de pauvreté dans notre pays. Notamment en améliorant le financement des infrastructures des secteurs de l’éducation et de la santé, du développement urbain et du développement rural qui sont les secteurs prioritaires pour nous. Mais il demeure bien entendu que le Point d’achèvement n’est pas une fin en soi pour nous. L’objectif de la politique du président Paul Biya est d’améliorer les conditions de vie des Camerounais.
Autrement dit il y a eu une nette amélioration de la situation du Cameroun…
Disons qu’il y a eu une nette amélioration : les finances publiques se sont améliorées, la situation budgétaire s’est consolidée. Au niveau macro-économique nous pouvons dire que nous respectons l’ensemble des quatre critères de convergence de la zone Cemac et nous pensons qu’avec la poursuite des réformes structurelles qui doivent permettre au secteur privé de jouer pleinement son rôle le Cameroun réunit désormais tous les éléments qui doivent lui permettre de mettre en place une politique ambitieuse de croissance forte et soutenue à
même de lutter contre la pauvreté dans notre pays.
Quel est, à votre avis, l’avenir de la Camair ?
D’abord il faut rétablir une certaine vérité en ce qui concerne la Camair. La Camair est une entreprise qui est éligible dans notre programme de privatisation et les actions que nous menons actuellement vont dans ce sens. Nous pensons avoir achevé le processus au cours de l’année 2006. Mais s’agissant de l’incident qui s’est produit ce week-end, il faut dire que sur le plan de la navigabilité il ne se pose aucun problème en ce qui concerne les avions de la Camair. J’en veux pour preuve le fait que le chef de l’Etat est parti aux Etats-Unis avec un avion Camair. Il est parti de New-York hier (ndlr : lundi 19 septembre) avec le même avion Camair et a atterri sans problème. Donc en réalité en ce qui concerne les problèmes de navigabilité la Camair n’a pas de problème en ce qui concerne ses avions. L’audit qui a été fait a relevé un certain nombre d’insuffisances sur le plan de l’exploitation et nous sommes en train de tout mettre en œuvre pour que ces insuffisances soient corrigées dans les meilleurs délais.
Pourquoi Londres et Paris ont alors bloqué les avions Camair ?
Londres n’a jamais bloqué d’avion de la Camair. J’en veux pour preuve une lettre récente des autorités britanniques qui certifiait que sur le plan de la navigabilité il n’y avait pas de problème de sécurité au niveau des avions de la Camair. Le problème qui s’est posé à Londres est lié au fait que Cameroon Airlines avait transporté des passagers d’un certain pays voisin qui n’avaient pas de visa et qui ont été refoulés. Malheureusement comme les conventions le veulent c’est la compagnie de navigation qui a transporté ces passagers qui doit payer les amendes. Nous n’avons pas payé les amendes à l’heure et c’est pour cela que les autorités britanniques avaient suspendu l’atterrissage des avions Camair à Londres. Il ne s’agissait pas du tout d’un problème technique.
Certains ont dit que Air France aurait des intérêts à voir la Camair s’arrêter. Partagez-vous cette opinion ?
Je crois que notre préoccupation, la préoccupation du chef de l’Etat c’est d’assurer la sécurité des personnes et des biens dans le cadre du transport aérien. Les mesures que nous prenons vont dans le sens du renforcement de cette sécurité.
Quel sort sera en définitive réservé à la Camair ? Le processus de sa privatisation ira-t-il jusqu’à son terme ?
Je crois que c’est un processus irréversible qui a été initié depuis de nombreuses années et que nous conduisons. Je crois que nous pourrons conclure le processus au cours de l’année 2006.
Quid de Air Cemac ?
Nous suivons avec évidemment beaucoup d’intérêt l’évolution et le développement autour de ce concept. Nous faisons partie de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac) et nous ne pouvons par conséquent pas y être indifférent.
Par Propos recueillis à Paris par Louis Magloire Keumayou
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Mukuna, I will give you more time to meditate about what we have said so far on the Camair subject.
I don´t believe I should treat you as an ennemy just because you are an Anglophone. I guess if you meet me your first reaction will be to fight me only because I´m a Francophone!
Honestly I feel very sorry about that. In my opinion, we should use our energies to figure out how to make Cameroon better but I don´t know how to convince you.
Anyway, please try to think more deeply about our conversation. I ´m not asking you to give me in this forum your real position about Francophone people but, to meditate on the future of our Country.
I think we said everything we should say in this subject and would like to stop now otherwise, we will spend a whole year in this subject and never your position will change.
The only thing I have asked you, is to convince me Anglophone are better than Francophone that is all but you still saying the same think over and over again. You know you can be better than me ? I need just you prove it to me that´s all. It is to easy to say Francophone are this or that What about Anglophone ? You have no evidences about the perfection of Anglophone people that is the only truth.