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16.11.2006
DOUALA : SECURITE PUBLIQUE EN PERIL !
ALERTE ! LES BRIGANDS SONT DE RETOUR …
Décidément, les braqueurs refont surface à Douala. A quelques jours de cette fin d’année 2006, les malfrats font parler la poudre et dictent leur loi à tous.La récurrence de forfaits enregistrés ces derniers temps amène à penser que les populations sont devenues des proies faciles des bandes d’individus sans vergogne, curieusement organisées en groupes de 4 éléments avec de possibles extensions jusqu’à 10 personnes. Equipés d’armes à feu (dont la provenance reste encore un réel mystère), instruments auxquelles sont associées des armes blanches, ces hors-la-loi débarquent sur le lieu de crime et agissent avec un sang extraordinaire froid.Ces malfaiteurs qui se recrutent dans la tranche d’âges comprise entre 18 et 30 ans sont d’une impétuosité hors du commun. Le courage, le zèle et l’audace qui les habitent les amènent à pousser leur inhumanité au-delà des limites de la moralité publique.
DE L’HUMILIATION PURE ET SIMPLE
Le débarquement des commandos de la mort sur un site est un événement dont les âmes sensibles devraient prier de ne jamais en êtres des témoins oculaires. La violence (physique et morale) q’ils exercent sur leurs victimes est de nature à provoquer des traumatismes psychiques chez lesdites victimes. Et pour se remettre dans une parfaite santé, l’expertise d’un psychiatre devient incontournable. Après avoir détroussé et spolié leurs victimes, ces hors-la-loi poussent habituellement le bouchon plus loin en violant femmes et jeunes filles, au risque évident de leur transmettre des MST/ IST. Quand ils ne sont pas des acteurs directs, c’est souvent au chef de famille (quand le vol s’opère dans un domicile) qu’ils intiment l’ordre de copuler avec sa fille. Ce genre d’actions d’une immoralité indescriptible traduit à suffisance le cynisme de ces derniers.
QUE FONT LES AUTORITES PUBLIQUES ET DU MAINTIEN DE L’ORDRE ALORS ?…
Les récents mouvements intervenus au niveau du personnel de la police nationale et qui se sont suivis par des vagues d’installations donnent à rêver que bientôt, le grand banditisme connaîtra une répression sans pareille. Avant de se jeter en conjectures, il est de bon ton que l’on lorgne en quelque sorte sur la logistique des services de police ou de gendarmerie qui sont en charge de la sécurité des hommes et des biens pour se mettre en confiance sur leur capacité réelle à endiguer et au besoin, éradiquer la grand banditisme en milieu urbain. La mise en place de l’unité connue sous l’appellation d’intervention rapide a-t-elle tout ce qu’il faut pour traquer jusque dans leurs derniers retranchements des malfrats ? C’est évident que l’on peut les voir sillonner la ville de part en part mais cela suffirait-il pour sécuriser les millions d’habitants de Douala ? On a toujours ces tristes clichés des forces de police qui répondent assez souvent aux abonnés absents. L’évidence est que lorsqu’un individu est en détresse et sollicite leur intervention, c’est à peine s’il n’est pas veinard de recevoir un correspondant au bout de la ligne. Et lorsque vous êtes reçus, la réponse est à 90% de temps défavorable. « Il n’y a pas d’essence dans la voiture », «les éléments sont sortis pour une intervention », parfois, c’est un message plus dure que vous recevez : « que voulez-vous que je fasse ?.... » Face à un tel abandon, deux hypothèses sont envisageables : soient les forces de l’ordre avouent leur incompétence du fait d’un manque d’effectifs, d’équipements ou d’entraînement, soient elles sont des complices des vols qui sont perpétrés çà et là à travers la ville.
QUELQUES FAITS D’ARMES LES PLUS RECENTS DES HORS LA LOI
Il y a à peine quatre semaines que les bureaux de CAMPOST à Bonanjo ont reçu la visite inopinée des malfrats.Arrivés sur les lieux bien avant 10h, ces malfrats ont emporté une somme de 100 millions de francs Cfa. Il y a deux semaines à peine, le restaurant LE SAWA à côté de l’ancien Cinéma CONCORDE en plein centre d’Akwa recevait lui aussi la visite des gens qui, loin de venir s’offrir d’excellents plats confectionnés dans ledit restaurant, ont choisi de passer à la caisse se servir après avoir comme à l’accoutumée détroussés les clients du restaurant. La suite on la connaît, ils ont engagé une brève cavale car, une horde de motos conducteurs « Benskineurs » lancés à leurs trousses les ont rattrapé au niveau de la casse de Bonakouamoung. Sur le macadam, 03 victimes…
LA NEGRESSE à Bonapriso a eu le triste privilège elle aussi d’être visitée le lundi 13 novembre 2006 par des malfrats. Après leurs formules d’usage (dépouiller les clients et employés d’argent, bijoux et téléphones portables), ils sont passés se servir à la caisse. Lorsqu’ils sont partis, le patron des lieux a engagé une chasse poursuite, ayant préalablement informé les
autorités de la gendarmerie nationale de Bonanjo. Les bandits rattrapés quelques instants après ouvrent le feu en premier. Malheureusement pour eux, trois des leurs tomberont sous les balles de la gendarmerie et le quatrième, grièvement blessé. Ce dernier livrera l’information selon laquelle, c’est leur gang qui a commis le forfait des 100 millions de francs à la CAMPOST de Bonanjo le mois dernier.
UN SILENCE QUI SIMULE UNE COMPLICITE ?
Les vols à main armée à répétition qui sont enregistrés à travers la ville laissent penser qu’il existe une main occulte qui dans l’ombre tire les ficelles. Comment s’imaginer que dans un pays comme le Cameroun où la détention d’une arme à feu fait l’objet d’une autorisation spéciale dont l’obtention définitive est conditionnée par une enquête de moralité, des gens sans vergogne, irresponsables et en très jeunes âges pour prétendre assurer eux-mêmes leurs sécurité soient détenteurs d’armes à feu ? Il y a certainement anguille sous roche. Soient des personnes des corps en tenues alimentent ces gangs desquels ils reçoivent une pitance par forfait commis, soient elles bénéficient d’une protection assez consistante dans les cercles restreints des hautes sphères de l’Etat. Le plus désolant dans ce genre de chose c’est que certains de ces malfrats sont des récidivistes, des repris de justice, des délinquants qui ne sont pas à leurs premiers forfaits. Quand les populations se rendent compte de ce genre de chose, leur dépit est grand et de fil en aiguille, une grogne sourde monte en elles et lorsque arrive le moment d’extérioriser cette rancœur, on aboutit à des morts d’hommes et c’est la justice populaire qui rend ainsi son verdict. C’est assez triste, mais c’est un phénomène de défoulement et de refoulement qui s’entend bien en psychologie.
UNE IMAGE DU PAYS QUI PREND UN COUP
Le Cameroun de par sa situation géographique dans la sous région, constitue un pôle stratégique pour tout opérateur ayant des visées expansionnistes dans la sous région. La stabilité sociale et la paix des populations sont des gages sérieux pour des touristes et de nombreux investisseurs qui trouvent le cadre alléchant pour développer leurs affaires.
La remontée en puissance que connaît le grand banditisme ces derniers temps est de nature à jeter un pavé dans la mare et semer le doute dans les esprits des bailleurs de fonds qui pourraient s’intéresser au Cameroun. Si les autorités ne prennent garde, cette situation de banditisme urbain couplée au phénomène des coupeurs de routes, véritables pirates équipés d’armes de guerre et en activité dans les provinces de l’Est, de l’Adamaoua, et de l’Ouest (département du Noun) compromettront durement l’avenir des affaires au Cameroun. Aujourd’hui plus que jamais, les jeunes camerounais sont sans emplois. Et lorsqu’on peut bénéficier de la venue des investisseurs dont la présence réduirait à leur manière le taux de chômage en créant des emplois, il est impératif que la sécurité des biens et des personnes puisse être assurée à tous les niveaux. Loin de rêver d’une éradication à 0% de la criminalité urbaine (qui du reste la caractéristique des grandes métropoles), l’on peut ramener le taux à des pourcentages plus bas. Il ne faudrait pas de la sorcellerie pour y parvenir. En organisant par exemple des rafles dans les lieux d’insécurité avérée et où des agressions sont commises de façon récurrente, on parviendra à annihiler le phénomène et rasséréner plus encore les populations aux aboies d’une part et des investisseurs d’autre part.
QUELLE CONDUITE TENIR ?
Les populations désemparées sont pratiquement à la croisée des chemins. Leur comportement de chaque jour prouve que les malfrats par leur impétuosité ont franchi le rubicon. Et pour leur donner une réplique à égale mesure avec les comportements affichés, les populations ne s’embarrassent pas à passer à l’action. Pour autant qu’une attitude pareille soit répréhensible, il importe que les autorités comprennent que la nature a horreur du vide. La où un vide existe, la nature se fait l’équilibre de lui apporter une compensation. Le sentiment de se sentir à l’abandon pousse les populations à réagir avec violence en battant à mort des malfrats. Pour cela, il faut que les autorités en charge de la sécurité publique se mettent de manière résolue à l’œuvre car, la tâche qui leur incombe est immensément grande. Il va de soit qu’en s’appuyant franchement sur les informations des populations, la tâche leur sera allégée. Ainsi, les forces du maintien de l’ordre doivent établir une synergie avec les populations pour une sécurité pour tous. Il y va de l’intérêt de tout et de chacun. La chose est simple, pratique et possible. La crédibilité du pays tout entier en dépend.
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A la grande criminalite, des grands moyens securitaires. Il faut nettoyer le pays de la racaille par tous les moyens possibles. Nous avons peur dans nos villes, nous ne pouvons plus nous balader dehors parce que les bandits nous intimident??Une reaction musclee contre les criminels voila ce qu´il faut afin d´assainir nos villes.On ne negocie pas avec les bandits de grands chemins...on les liquides