CINQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES, Lettre ouverte à Monsieur Nicolas SARKOZY [4498 hits][15 R]
Actualité classée
Catégories
Echos des provinces
Journal des villes
TOP LINK
ACTUALITE
26.04.2007
Marché financier : L’emprunt obligataire de la Cud fait tache d’huile
Lancée par la Communauté urbaine de Douala puis bloquée par la Cmf, cette opération vient d’être copiée par la Côte d’Ivoire.
Pascal E. Dang
Depuis le 16 avril 2007, le trésor public de Côte d’Ivoire a lancé un emprunt obligataire par appel public à l’épargne. L’opération dont les souscriptions seront clauses dès le 16 mai prochain porte sur un montant de 30 milliards de F Cfa. L’information, à travers une page de publicité, est encore contenue dans le numéro 2415 de l’hebdomadaire "Jeune Afrique". Le taux d’intérêt de cet emprunt est de 6% sur trois ans, et le prix de l’obligation est de 10.000 F Cfa. Dénommé "Emprunt trésor public de Côte d’Ivoire 6,00% 2007-2010", l’appel public à l’épargne vise tous les investisseurs de la zone Uemoa (Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest) et a pour slogan "investissons pour l’unité et pour la construction de notre économie". Après cette opération sur le marché primaire, les titres obligataires seront échangés dans un compartiment approprié de la bourse d’Abidjan, pour animer le marché de cette place boursière qui est commune à huit Etats de l’Uemoa.
C’est la Communauté urbaine de Douala (Cud), à travers Cud Finance qui a été la première à initier ce type d’opération dans toutes l’Afrique sub-saharienne. C’était en avril 2005. L’emprunt obligataire qui était considéré au départ comme un appel public à l’épargne sur le marché financier du Cameroun, portait sur 7 milliards de F Cfa. Cet argument marketing selon lequel les titres allaient être cotés à la bourse de Douala avait suscité l’engouement des investisseurs. L’opération avait reçu l’accord de diverses administrations compétentes. Après plus de 8 mois d’attente, la Commission des marchés financiers (Cmf), appose son visa pour cette opération le 8 mars 2005. Mais, le visa est suspendu après quelques jours, pour des raisons de non-respect des procédures
dans la communication, avant d’être accordé de nouveau un peu plus d’une semaine plus tard. L’emprunt obligataire est mené "avec succès" et Cud Finance obtient les 7milliards recherchés et les rétrocède à la Cud.
Blocage
Le 11 juillet 2006, la Cmf autorise la Dsx d’engager le processus de cotation des titres obligataires détenus par les souscripteurs de l’emprunt obligataire de la Cud. Mais, dès le 18 juillet 2006, elle annule le visa préalablement apposé en avril 2005 sur l’opération. Le motif : "l’emprunt obligataire a été détourné de son objet initial". Une assemblée générale des 18 structures privées ayant souscrit à l’emprunt obligataire est immédiatement convoquée. Ces derniers, qui croient toujours en l’opération, décident que le placement devient privé. Un procès verbal de cette assemblée générale est dressé et une copie est envoyée à la Cmf. Malgré cela, le processus demeure bloqué à ce jour. Depuis le mois de novembre 2006, la Cud a déclenché un contentieux administratif contre la décision de la Cmf, à travers un "recours gracieux".
Car, malgré l’engouement manifesté par les obligataires, les titres des obligations émises par la Communauté urbaine de Douala (Cud), à travers Cud Finance Sa, n’ont jamais pu se négocier sur le compartiment hors cote de la Dsx. La décision de la Cmf de retirer son visa ayant rendu l’opération impossible. Peut-être que la Commission des marchés financiers, apparemment très prudente sur les contours de l’emprunt obligataire de la Communauté urbaine de Douala, reviendra-t-elle bientôt à de meilleurs sentiments. Ceci, dans la mesure où, à en croire le ministre de l’Economie et des Finances, qui s’exprimait vendredi, 20 avril dernier, face au patronat et aux responsables de la Chambre de Commerce, le Trésor public camerounais envisage, lui-même, de lancer, d’ici peu, des emprunts similaires à l’intention des privés camerounais.
Tous ceux qui réagissent sur ce forum sont priés de suivre strictement les règles suivantes :
- Pas d´injures vis-à-vis d´autres participants
- Pas d´appels au tribalisme ou au génocide vis-à-vis d´autres tribus du cameroun
- Pas d´appels au racisme, à la xénophobie et à l’homophobie.
- Pas de provocations systématique contre d´autres participants
Le non-respect de ces règles emmènera des sanctions allant de l´effacement des messages sans avertissement à l´exclusion irrémédiable du forum.