Email Mot de passe Membre Firme Enregistrez vous
      
EN     

  • Visitez nos sites
































  •  
  • Quel regard jetez vous sur l´opération épervier aujourd´hui




  • Lire les résultats
    ( Déja 2 messages relatifs
    )








  • TOP NEWS
    Biangue Tinda Jean : Camerounlink a déja dépassé le cap de 20.000.000 de pages visitées par mois.
    [41778 hits][21 R]
    Actualité classée
    Catégories

    Echos des provinces

    Journal des villes


    Dossiers

    Publications

    VIP NEWS !

    CAMEROUN21.COM : Site politique camerounais

    ROYAUMEBAMOUN.COM : La culture bamoun en ligne !

    CAMLIONS.COM : Lions indomptables du cameroun

    Le portail des peuples SAWA !


    LA-KOLA



    Sites partenaires



    Annuaire du Cameroun
    • TOP LINK

  • 20.06.2008
    Bookmark and Share


     Histoire : Jeune Afrique et la mort de " l’imbécile " Moumié 


    L’hebdomadaire a présenté la semaine dernière une version inédite et mensongère de l’assassinat du leader nationaliste.

    Jean Baptiste Ketchateng

    Un moment d’histoire à partager dans un média ? Rien n’est apparemment plus efficace pour attirer le maximum de lecteurs, d’auditeurs ou de téléspectateurs quand on s’adresse aux Camerounais. Pourtant, Jeune Afrique dans sa livraison du 8 juin, la semaine dernière, n’a pas vendu à la une cet article sur Félix Roland Moumié, président de l’Union des populations du Cameroun assassiné le 3 novembre 1960 à Genève par un espion des services secrets français, William Bechtel. Cameroun : Comment Félix Moumié a été empoisonné, lit-on à la page 20 du journal.
    C’est peut-être que l’hebdomadaire franco-africain ne souhaitait pas gruger ses lecteurs. Le sujet tient certes sur une page, mais les trois quart de celle-ci sont noircies par les écrits d’un général français, ancien des forces coloniales, Paul Aussaresses qui livre dans Je n’ai pas tout dit, un témoignage publié récemment chez l’éditeur français Rocher. 298 pages parmi lesquelles une version " inédite " des circonstances de la mort de Moumié.

    Brièvement, Jeune Afrique rappelle la condamnation judiciaire qui a frappé Aussaresses en 2003 parce qu’il célébrait la torture pratiquée par l’armée française en Algérie durant la guerre d’indépendance, le journal laisse donc la parole à l’homme qu’elle juge d’un " cynisme saisissant ".
    " Donc, William [Bechtel] est parti pour la Suisse où s’était réfugié confortablement l’opposant Félix Moumié dans un très bon hôtel de Genève. Mais les choses se passent rarement comme prévu. William s’était adjoint une fille. […] Bechtel savait qu’il était assez cavaleur. Le soir, en passant devant le couple installé à une table du restaurant de l’hôtel, Félix Moumié a bien sûr remarqué que la jeune femme lui avait souri.

    Aussitôt convaincu qu’il avait tapé dans l’œil de la blonde, cet imbécile lui rend son sourire et s’arrête devant la table. Bechtel s’exclame aussitôt : " Mais, Monsieur, je vous connais ! Nous nous sommes rencontrés au Congrès de la presse agricole, à Helsinki. " Moumié lui répond qu’il n’y était pas. "
    Comme l’autre insiste, Moumié finira par accepter. L’on mange, l’on boit. Moumié qui était réticent tout à l’heure serait même subitement " ravi " d’accepter

    ESPACE PUBLICITAIRE

    Les plus lus cette semaine
      ATTEINTE A LA PUDEUR : Une jeune fille de 23 ans pose nue à la douche municipale
    [16333 hits][33 R]
      Roland Kouotou : Le chasseur de Paul Biya en 2011
    [3379 hits][11 R]
      AEROPORT DE DOUALA: La colère des familles refoulées à l`entrée par la sécurité
    [3304 hits][6 R]
      Les textes de Nominations signés par le Président de la République, S.E. Paul BIYA le mardi 31 août 2010.
    [2384 hits][4 R]
      Lions indomptables : Un arsenal répressif pour Samuel Eto`o et Cie
    [2381 hits][1 R]

    l’invitation à dîner du tueur Bechtel envoyé par Paris pour couper la tête au mouvement de l’Upc deux ans après avoir abattu Ruben Um Nyobe dans le maquis camerounais. Si l’on en croit Aussaresses qui décrit de manière vivante et saisissante une scène à laquelle il n’a pas assisté, ce qui se passe dans les minutes suivantes est aussi surprenant que dramatique.

    " Bechtel appelle le serveur : " Garçon, trois Pernod ! " Puis, regardant avec son air de vieil intello sympathique Félix Moumié, il ajoute : " Vous dînerez bien avec nous ? " Moumié, visiblement ravi, s’assied. Les Pernod sont servis. La jeune femme accapare son attention pendant que William verse la dose n° 1. Mais Moumié, trop occupé à parler, ne boit pas. Bechtel, finalement, lève son verre ; la jeune femme prend le sien. Ils regardent l’opposant : " Tchin-tchin ". Bechtel et la fille boivent. Mais Moumié ne bronche toujours pas, son verre de Pernod reste sur la table. Le repas est servi. Les plats s’enchaînent, arrosés. Félix Moumié ne boit toujours pas. Au moment du fromage, le Camerounais se lève pour aller aux toilettes. Comme vous pouvez vous en douter, Bechtel a versé la deuxième dose dans le verre de vin de son convive. De retour à table, Moumié se lance dans une interminable discussion. Le temps passe. Bechtel et la fille commencent à désespérer. Ils se disent que si ce fichu Camerounais ne boit pas, c’est raté, car ils n’ont pas d’autre dose. Soudain, Moumié s’interrompt et vide d’un trait, coup sur coup, et le verre de Pernod et le verre de vin. "

    Ainsi aurait donc disparu Félix Roland Moumié qui n’avait pas 30 ans quand il se retrouva parmi les figures de proue d’un des plus grands mouvements indépendantistes d’Afrique noire. Seulement, les témoignages de sa veuve, de son camarade Jean-Martin Tchaptchet, et selon les enquêtes de police ou encore dans le documentaire du Suisse Frank Garbely consacré à cet assassinat ce soir-là où l’histoire de l’Upc est marquée de lettres de sang, il n’y avait point de femme. Jeune Afrique le savait-il ? La prudence, au regard des " états de service " du général révisionniste à sa manière, n’aurait certainement pas été inutile. Mais Moumié n’est pas Jean Moulin. Son idée du Cameroun n’a pas triomphé comme la résistance française. Et même le Cameroun qui l’a érigé au rang de " héros national " n’a pas dit mot.



    Hits: 2541 | Mutations | à un ami | Imprimer | Toutes les ( 8 ) Réactions     Bookmark and Share



    Tous ceux qui réagissent sur ce forum sont priés de suivre strictement les règles suivantes :

    - Pas d´injures vis-à-vis d´autres participants
    - Pas d´appels au tribalisme ou au génocide vis-à-vis d´autres tribus du cameroun
    - Pas d´appels au racisme, à la xénophobie et à l’homophobie.
    - Pas de provocations systématique contre d´autres participants

    Le non-respect de ces règles emmènera des sanctions allant de l´effacement des messages sans avertissement à l´exclusion irrémédiable du forum.



    Créer votre CODE sur Camerounlink !!!

    CODE ou EMAIL (OBLIGATOIRE... ):

         



         
    [22.06.2008 | 11:24]  proust

    M. Biya, ´héritier du régime de M. Ahidjo´, je veux bien le croire. Je veux qu´on me le prouve par les faits, et non par les arguments du genre, il conserve ´le soutien de la France´. Mais de quel soutien s´agit-il ? Soutien à la dictature, ´démocrature´ ou (démocratie + dictature), au pillage systématique du Cameroun, etc ?
    A supposer qu´il ait (eu) des liens, ou plus exactement des intérêts à défendre, pensez-vous qu´elle (la France)ne l´aurait pas déjà botter en touches,comme cela a été observé dans de nombreux pays (Côte d´Ivoire, et même que dans ce dernier, cela n´est pas aussi évident )? Comment continue t-il alors à résister ? Si cela est vrai, peut-il se défaire de ces liens ? Peut-il défaire les liens qui unissent le Cameroun à la France ? En a t-il seulement les moyens ?

    L´auteur de ce commentaire ne sait pas ce qu´il dit. Il faut qu´il sache qu´en matière politique, les intérêts tout comme les contradictions et les collusions, se gèrent....

    Modifier
    Répondre

    [21.06.2008 | 22:25]  pospos

    ´Cameroun, autopsie d´une indépendance´, lundi 23 juin à 21 h 35 sur France 5.

    Deux dictateurs ont régné sur le Cameroun depuis l´indépendance du pays : Ahmadou Ahidjo (1960-1982) et son successeur, l´actuel président Paul Biya. Ce dernier est peu désireux de voir exhumée la mémoire d´opposants populaires depuis longtemps disparus. Quant aux archives militaires françaises, elles ne sont pas toutes ouvertes.

    Le film de Gaëlle Le Roy et Valérie Osouf (Program 33 et France 5), revient sur ce passé enfoui. Les réalisatrices ont enquêté au Cameroun, auprès d´anciens militants de l´indépendance, et en France, interrogeant des dirigeants gaullistes - Pierre Messmer, ex-premier ministre, et Jean Foyer, ministre de la coopération (1960-1962).

    Aujourd´hui, dans les rues de Yaoundé, la capitale du pays, une publicité de la marque Total clame : ´Nos chemins se croisent et ça fait 60 ans que ça dure.´ M. Foyer confirme... Il raconte les négociations menées en 1960 : ´Nous avons passé des accords sur les matières premières stratégiques (...) (qui contraignaient) les Camerounais à nous proposer, en priorité, les concessions.´ Pendant la période de transition, la préoccupation des autorités françaises était de s´assurer le contrôle des richesses naturelles.

    TERREUR

    La France choisit le futur président Ahidjo, non sans avoir tout fait pour écraser le principal parti d´indépendance, l´UPC (Union des populations du Cameroun). Dans les années 1950, l´UPC, dirigé par Ruben Um Nyobé, recueille un fort soutien populaire. L´heure est alors aux indépendances. Le tiers-monde est marqué par des personnalités comme Nasser, Tito ou Nehru. Ruben Um Nyobé exprime aussi cette aspiration jusqu´à la tribune des Nations unies. Mais la France dissout son parti en 1955 et en pourchasse les militants. En 1958, il est assassiné. La répression contre l´UPC est d´une extrême violence : torture, assassinats, exposition des têtes coupées des victimes, bombardements.

    Malgré les persécutions, l´UPC continue de combattre, après 1960, le régime d´Ahmadou Ahidjo, accusé d´avoir confisqué l´indépendance. Epaulées par l´armée française, les forces camerounaises appliquent ses méthodes. Dix années de terreur et des centaines de milliers de morts seront nécessaires pour venir à bout de l´opposition. Aujourd´hui, Paul Biya, héritier du régime Ahidjo, conserve le soutien de la France.

    Modifier
    Répondre


     Lisez toutes les ( 8 ) Réactions sur cet article


    DOSSIER : HISTOIRE DU CAMEROUN

       126 ans d’histoire :Décès et événement célèbres survenus en juillet au Cameroun
    (La Nouvelle Expression | 31.07.2010 | 434 hits  )
       Commémoration : Le Cameroun a 116 ans aujourd’hui
    (Mutations | 13.07.2010 | 499 hits  )
       Essaka Ekwalla Deïdo : Le Cameroun doit se réconcilier avec son histoire
    (Mutations | 13.07.2010 | 376 hits  )
       L`Afrique et ses élites prédatrices
    (Le Monde.fr | 06.06.2010 | 2737 hits  )
       Albert Bourgy : « Dire que l`indépendance a été octroyée aux pays africains par la France, c`est de la foutaise.»
    (Autres | 06.06.2010 | 1843 hits  )
       Requêtes :Biya sollicité pour le rapatriement de la dépouille des martyrs
    (La Nouvelle Expression | 04.06.2010 | 2376 hits  )
       Indépendance : Le récit d`une combattante de l`Upc
    (La Nouvelle Expression | 27.05.2010 | 1204 hits  )
       Portraits de quelques héros oubliés
    (Le Messager | 21.05.2010 | 3119 hits  )
       06 avril: Le discours des putschistes
    (Le Messager | 06.04.2010 | 3861 hits  )
       Winston Ndeh Ntumazah : le dernier voyage d’un leader historique de l’Upc
    (Lejourquotidien.info | 29.03.2010 | 2313 hits  )



  • Choisissez une ville

    ADAMOUA  | CENTRE  | EST  | EXTRÊME NORD  | LITTORAL  | NORD  | NORD OUEST  | OUEST  | SUD  | SUD OUEST  |