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  • 08.10.2003
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     Douala espère en un avenir meilleur. 


    Une enquête de Serge Alain Godong


    Il y a longtemps que la capitale économique camerounaise charrie les vices, les travers et les décadences des villes camerounaises des temps modernes : surpeuplement, croissance anarchique, pollutions diverses, incohérence dans la tenue et dans l’aménagement de l’espace urbain, manque de visibilité et de volonté dans la politique de gestion des villes, terrible dégradation des infrastructures, absence de réinvestissement.

    Au point où cette cité de bord de mer, pourtant gâtée par la nature et le dynamisme de ses hommes, a fini par incarner le désespoir des habitants des villes camerounaises de pouvoir vivre dans des environnements qui leur offrent la joie d’un cadre de vie agréable, sécurisé, accessible et motivant pour la production économique. Une décennie ainsi à reculer, à se replonger dans la boue et le sous-développement. Une décennie sans action des pouvoirs publics, sans inspiration, sans vision mais avec les mêmes turpitudes politiciennes de fonds de trous. Dans ce cas, y a-t-il des raisons de croire en l’avalanche de projets qu’énonce depuis quelques mois, Edouard Etonde Ekotto pour dire qu’il veut reconstruire une espérance à cette ville, qu’il veut parvenir à un "Douala nouveau" ?

    1- Une ville en plein chantier
    Dix ans. Ce n’est pas moins de dix ans que l’actuel délégué du gouvernement à la Communauté urbaine de Douala, Edouard Etonde Ekotto, demande aux populations pour mener à bien l’œuvre de "modernisation" de la ville de Douala qu’il dit avoir entamée comme un taureau depuis sa nomination dans ses fonctions en avril 2001. Dix ans pour refaire les routes, viabiliser la voirie, améliorer la cohérence de la circulation routière, rendre plus efficace le ramassage des ordures, construire de nouveaux édifices et de nouveaux logements et même, pourquoi pas ? remettre un peu d’ordre dans l’esprit des indisciplinés. Dix ans pour tout faire, pour refaire Douala, pour construire un rêve, l’utopie réaliste d’une ville de son époque. Projection ambitieuse et presque irréelle qui commence toutefois par les routes. Celle notamment du boulevard Leclerc, l’un des plus grands et plus importants axes routiers de la ville, long de deux kilomètres, dont les travaux, menés par Razel, sont à ce jour pratiquement achevés : décapage mené à terme, plusieurs couches de pouzzolane posées, couche de roulement au dessus, système efficace d’évacuation des eaux fluviales, aménagement des trottoirs. Sorte de prélude ainsi à une vaste campagne que l’édile de la ville annonce comme allant être aussi longue que déterminée et étendue, à terme, sur 23 kilomètres dans toute la ville. Coût de la rénovation : quelque 42 milliards de Cfa que la Banque mondiale, entre autres financiers, a promis de libérer.

    Douala charrie dès lors les espoirs, pour le moment encore translucides, qu’il avait jusqu’alors perdus sur la dégradation simultanée de la quasi totalité de ses voies de circulation routière, du boulevard de la Réunification aux rues King Akwa, de l’avenue Jamot à bien d’autres axes routiers, avec, de manière plus inquiétante, le pont du Wouri qui menace d’ailleurs sérieusement depuis quelques années de s’écrouler définitivement. Avec dans le fond du chœur, le désarroi des populations de tous bords, désabusées autant par les années d’inaction que le fleuve de promesses fanfaronnes qui sont venues, en tout temps, irriguer leurs rêves faciles. Il ne s’en est pas fallu jusqu’aux plus hautes instances de l’économie camerounaise, notamment par la voix d’André Siaka, président du Gicam, pour fustiger vigoureusement, le laxisme et l’irresponsabilité des autorités publiques, sur une question pourtant perçue comme tenant de la première urgence.

    Douala, ville oubliée, qui tente donc de revenir dans les imaginaires de ses habitants, en se fondant sur un projet qui lui permet d’améliorer la chaîne des transports urbains, de raffermir la compétitivité des opérateurs économiques, de sauvegarder le patrimoine roulant existant, de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations et de désenclaver les quartiers d’extension périphériques. Ainsi, au-delà des travaux d’assainissement qu’il s’agit de conduire dans des coins comme Dobelle, Alfred Saker, Palais Prince Dika, Nkongmondo, Koumassi pour un montant de 2,6 milliards, il est aussi question de recharger des chaussées à l’aide de la latérite et de la pouzzolane à hauteur de 300 millions de francs dans les secteurs de Japoma, Bojonjo, Bonendale, Bepanda et Nyalla.

    La Cud (Communauté urbaine de Douala) parle également de remplacer l’actuelle décharge de Makepe par une autre, plus intéressante, à Kotto-Lendi pour un montant de un milliard de francs, sur fonds Ppte. Tout comme, les mêmes fonds Ppte devraient permettre de venir à bout des rues King Akwa, Congo-Paraïso pour un financement bouclé à 4,6 milliards de Cfa. Et ce n’est pas tout : on parle aussi de fluidifier la circulation vers Douala-Nord, sur la route Bepanda-Bonamoussadi avec, notamment, la réhabilitation des rues Franqueville et Silvani que les fonds Ppte devraient amortir à hauteur de 5,5 milliards de Cfa. Au bout du compte, la Cud dit avoir commencé à investir quelque 13 milliards de Cfa dans le seul programme prioritaire d’entretien des voiries, montant qui devrait atteindre 22,5 milliards pour le seul exercice 2003 en cours. Ce à quoi il faut ajouter 140 millions de francs pour la remise en état de l’éclairage public, de même que quelque 60 millions pour le réseau d’eau potable (réhabilitation des bornes-fontaines installées dans certains quartiers défavorisés).

    2- Douala est-il modernisable ?
    Du temps où il tenait les rênes de la capitale économique camerounaise, Joseph Pokossi Ndoumbe ne laissait pas de ressasser la même rengaine : "Les Camerounais sont très indisciplinés", confiait-il d’ailleurs un jour au présentateur de l’émission "Portrait", un soir sur la Crtv "Indisciplinés", expliquait-il, parce qu’ils ne respectent rien, abîment les infrastructures d’éclairage public qu’on met à leur disposition, saccagent les jardins publics, urinent partout – même quand c’est écrit en gros caractère, "interdit d’uriner" - jettent des ordures par terre et garent leurs voitures vraiment n’importe comment. Des façons de faire, épines dorsales de leur mauvaise éducation, qu’ils ne manquent pas d’afficher partout, encore plus en ce qui est d’une ville comme Douala où pullulent des marées de personnes, occupées, comme très souvent, à faire toutes sortes de petits métiers du genre-vendeurs à la sauvette, cordonnier ambulant ou bend-skin. Cette catégorie de personnes justement que les édiles successifs rendent, en grande partie, responsables de la dégradation minutieuse des infrastructures de cette ville où la notion de bien-être ne devient dès lors que davantage problématique.

    L’actuel délégué du gouvernement, Edouard Etonde Ekoto, lui-même avoue être très énervé par cette situation. Lui qui n’a pas manqué d’interroger farouchement ses concitoyens dans l’éditorial de Douala Magazine du mois de mars dernier en des termes sans ambiguïté : "Que vaut, se demandait-il, un réseau d’éclairage public dont les ampoules et les fils électriques sont pillés au fil des jours ? Que vaut un réseau de caniveaux si les populations le transforment en dépotoir ? Que vaut un service de ramassage d’ordures quand les citoyens estiment que son existence les dispense de s’équiper en poubelles et les autorise à les jeter sur les trottoirs et les terre-pleins centraux de nos rues et avenues ?"
    La modernisation de la ville de Douala – comme les autres du reste, au Cameroun – est perçue comme étant une tâche qui vient sans cesse échouer sur l’incurie des populations. Hommes, femmes et enfants peu respectueuses de la chose publique, dans un univers où l’impunité générale rend la notion de vandalisme quasi inexistante dans l’échelle des violations de la loi. "Moderniser" Douala n’en devient que plus difficile puisque, à la base de tout, il est indispensable d’avoir une lisibilité, une compréhension et, à terme, une adhésion populaire autour des investissements qui sont consentis par les pouvoirs publics, pour ne pas recommencer tout le temps, pour donner à la communauté la chance d’aller de l’avant, de progresser.

    Même si on sait par ailleurs que ce discours presque moralisateur a jusqu’ici servi de paravent à toutes les incompétences et les irresponsabilités qui refusent de faire leur devoir d’investissement et de création des infrastructures, sur le prétexte que les populations n’y comprennent presque rien. Douala, comme toutes les villes du monde, est donc, à cet égard, forcément modernisable dès lors que la vision et l’action de tous se fondent sur le courage, l’audace, un vrai sens de l’anticipation et un vrai sens patriotique.
    Le nom de Dagobert Fampou n’est-il pas rentré dans l’histoire pour avoir été le premier à avoir osé raser les zones insalubres de New-Bell pour les rendre plus vivables ? Et que dire de tous ceux qui, depuis la colonisation allemande, n’ont eu de cesse de bâtir et de reconstruire sur les décombres et parfois sur la colère de centaines d’habitants légitimement nostalgiques de leurs abris et de leur mémoire ? Les projets multiples de construction et de réhabilitation des infrastructures que mènent en ce moment les autorités publiques visent évidemment à faire de Douala la ville référence de la Cemac qu’il mérite d’être depuis trop longtemps, avec des routes, des centres d’accueil et d’hébergement, des zones résidentielles et des commodités de toutes sortes qui rendent la vie plus agréable et plus économiquement porteuse. On parle ainsi d’investir, pour cette année, une quarantaine de milliards de francs et, dans l’ensemble, plus de 300 milliards pour aboutir au "nouveau Douala". Peut-être faudrait-il alors autant d’argent pour rééduquer les populations.

    3- L’idée d’une ville nouvelle
    C’est un catalogue de postulats qui conduit à générer ce vaste projet d’une ville nouvelle : l’idée

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    première de densifier et de mieux occuper l’espace urbain du centre-ville ; l’idée, seconde, de pouvoir doter la ville d’infrastructures modernes, susceptibles de lui faire jouer le rôle de pôle de développement économique qu’il demande enfin à devenir ; et l’idée, troisième, de donner vie à de nouveaux espoirs, à un meilleur cadre de vie et d’épanouissement de ses populations. La Communauté urbaine de Douala s’est donc engagée dans un gigantesque projet de construction de superstructures qui devrait conduire à la création d’un "central business district" dans la zone de discontinuité qui est située entre les quartiers Akwa et Bonanjo et qui englobe, d’une part, les domaines de l’archidiocèse de Douala (7 hectares), la vallée de l’ancienne gare (16 hectares), le stade Mbappe Leppe, pour une superficie globale de quelques 50 hectares.

    Il est ainsi, question explique Philippe Bissek, l’un des architectes du projet, de "densifier et de valoriser au préalable l’espace du centre-ville plutôt que de courir vers la construction de nouveaux quartiers dans les zones périphériques" et ce, au regard, du "cuisant échec urbanistique, social et financier" qu’ont été, à ses yeux, les projets de décentralisation menés autant à Yaoundé qu’à Douala tout courant des années 80, dans les quartiers Biyem-Assi et Mendong, de même que Bonamoussadi et Makèpè à Douala. Faire de Douala une ville nouvelle passe donc, selon le groupe d’architectes internationaux qui vient de concevoir ce projet, par une meilleure rentabilisation du patrimoine foncier de l’Etat, qui passe nécessairement par une diminution des points de déperdition dans l’occupation de l’espace urbain, de sorte à pouvoir parvenir à une plus grande efficacité de gestion et d’aménagement du cadre de vie et de travail des populations de cette ville. Douala, ville nouvelle, c’est donc un Douala, ville plus fluide, plus vivable, plus homogène, plus intéressante, plus accueillante. Edouard Etondè Ekoto lui-même avoue d’ailleurs vouloir rapidement y parvenir dès lors qu’il dit avoir pleine conscience de ce que le choix d’une implantation économique tient énormément de "l’existence dans le pays d’accueil, d’au moins une métropole moderne offrant, outre les facilités de fonctionnement pour les entreprises, un cadre agréable de vie pour leurs dirigeants et salariés". Il faut donc tout faire pour que les 70% de l’activité économique (60% de la production industrielle) camerounaise que les experts disent se concentrer dans cette ville ne connaissent ni la tentation du départ, ni même le risque de la morosité.

    C’est donc bien mieux que les discours qu’il s’agit de leur offrir : il est question de leur apporter des ensembles de bureaux modernes, des routes, des infrastructures sportives et de divertissement et, surtout, des logements pour des cadres et l’ensemble des travailleurs d’un monde en perpétuelle mutation. Il est su, à cet égard, que la ville affiche un déficit tragique pour ce qui est de sa capacité à prendre en charge ses habitants : selon une étude récente, confirmée dans le document de stratégie de réduction de la pauvreté, seuls 14% des ménages de Douala habitent un logement décent avec lieux d’aisance munis de chasse d’eau interne… Il est question, dans l’urgence, d’inverser la tendance, et donc, de construire de nouveaux et nombreux logements qui soient modernes et qui offrent aux populations la proximité par rapport aux commerces et aux services qu’ils recherchent, l’accès aux moyens de communication et de télécommunication, de même que le droit à la sécurité et à la tranquillité. L’idée d’une ville nouvelle serait donc, avant tout, l’idée d’une ville de son temps, qui fière de son image et de sa modernité et qui choisit d’avancer en offrant à ses citoyens l’essentiel des références qu’ils voient si souvent, ailleurs, à la télévision.

    4- Les axes majeurs d’un nouveau look
    Ensembles bureaux et commerces
    Il s’agit de l’espace privilégié sur lequel devraient, dans les années futures, pouvoir s’installer la plupart des grandes multinationales ayant une représentation au Cameroun. On parle déjà, de manière presque garantie, de Cotco dont le dossier, pour une surface de 4.000 m_ est encore à l’étude, tout comme du Pmuc – qui a procédé, à cet effet, à la signature d’une convention avec l’archidiocèse de Douala et dont le siège est prévu pour se poser sur l’actuel site où est installé le siège du journal Le Messager – de la Société nationale des Hydrocarbures et de Total. Un ensemble d’immeubles et d’infrastructures de grande modernité, dans un cadre cohérent, qui devraient être complétés par deux ensembles de 20.000 m2 de planchers et une unité pouvant tenir lieu de centre commercial et des affaires. Il est prévu d’y installer des succursales et des sièges de banques, des compagnies d’assurances, le siège de la Banque centrale et même, le siège le Bourse des valeurs immobilières du Cameroun.

    Unités de logements
    Dans la ville de Douala, qui n’est pas particulièrement réputée pour la quantité d’appartements convenables qu’elle offre à ses habitants, le loyer de logements parfois minables atteint des proportions presque irréelles. Il est donc question, ici, de faire en sorte que chacun paie vraiment pour le confort dans lequel il se meut : les deux immeubles qui seraient construits au centre-ville totaliseraient près de 30.000 m_ de plancher, représentant près de 300 appartements qui ont déjà, à ce jour, presque tous été pré-payés. On parle de pouvoir y loger des populations à haut revenus : cadres supérieurs, experts divers, expatriés, touristes de longues durée, frimeurs de toutes sortes. La cité des douanes (02 ha au cœur de Bonapriso et qui ne compte en ce moment que 100 logements) devrait, dans le même sillage, pouvoir être refaite pour aboutir à une offre de quelques 350 appartements, assortis de commerces et autres équipements connexes. On parle aussi de pouvoir refaire les trois îlots à Bonanjo, sur 5 ha, pour se retrouver, à la fin, avec un cadre pouvant accueillir jusqu’à 900 familles. Au total donc, entre 1500 et 2.000 logements de haut standing sont envisagés en plan d’urgence, sans compter les 5.000 classés "sociaux" qui devraient être posés sur le site de Mbanga/Japoma, à l’entrée de la ville de Douala.

    Peu de personnes s’en rendent réellement compte : la ville de Douala est au bord de la banqueroute en matière d’infrastructures hôtelières de classe internationale. On parle à ce sujetd’un déficit de 600 à 800 chambres qui ne pourrait être résorbé qu’à travers une procédure d’urgence qui passe notamment par un "plan directeur hôtellerie" dans lequel participerait, autant que possible, l’ensemble du secteur privé. Les pouvoirs publics sont à cet effet appelés à jouer un rôle plus accru et plus directif en vue de combattre autant que possible l’amateurisme et cette anarchie qui se caractérisent, dans tous les quartiers, par une terrible prolifération des auberges et lieux de passe pour tours de passe-passe. Douala veut donc relever ce défi en faisant notamment venir, dans le cadre de son nouveau déploiement, une chaîne hôtelière de classe internationale. On parle beaucoup à ce propos de la référence Kempinski qui pourrait implanter un cinq étoiles de 270 chambres sur une aire de 2 hectares qui reste encore toutefois à déterminer. Tout comme de sérieux pourparlers ont été engagés avec le groupe Accor pour la viabilisation d’un site de 8.000 m_, en face de l’immeuble Cnps, à Bonanjo, conduisant à un Novotel de 200 à 250 chambres.

    Stade et complexe multisports
    Au point où sont actuellement dégradées les infrastructures sportives de l’ensemble du territoire national, la perspective de la construction d’un nouveau stade de football d’une capacité de 40.000 places à Douala apparaît comme étant l’un des projets les plus captivants pour le grand public. Il est prévu sur l’actuel site du stade Mbappe Leppé, avec une forte emprise sur quelques zones d’habitation du quartier Bali. Le groupe d’architectes responsable de cette frange du projet – dans lequel on retrouve Claude Constantini, l’architecte du Stade de France – fait savoir que l’infrastructure en question devrait être réalisée sur les meilleurs standards internationaux, de sorte d’ailleurs à pouvoir être le seul stade homologué par la Fifa en Afrique au sud du Sahara. Le coût de réalisation de cette opération, à elle seule, est évalué à quelques 40 milliards de francs Cfa. Ce à quoi on devrait ajouter 5 autres milliards, pour la construction d’un complexe multisports polyvalent de 2.500 à 3.000 places doté d’une configuration variable selon le type d’activité souhaitées (sportives, culturelles, expositions, théâtre, fêtes, concerts…).

    Sawa Beach
    Dans ce cas, on parle d’un espace de 1.500 hectares qui serait viabilisé dans le secteur l’aéroport de Douala, le long de la berge du Wouri, zone de Youpwè et Bois des singes, et qui constituerait, à terme, la vitrine même du Douala nouveau. La ville veut ainsi exorciser la frustration qu’elle traîne depuis longtemps de ne pas pouvoir posséder, jusqu’à ce jour, comme la plupart des autres villes de son genre, une vraie façade maritime. Il est donc question, pour la Cud, de s’allier avec le Port autonome de Douala et la Maetur, pour aménager la rive droite de la Crique du Docteur, sur près de 700 ha, de sorte à pouvoir y créer un site d’extension urbaine de haut standing dans la capitale économique. Sawa Beach vise à répondre aux besoins réels des populations en terrains viabilisés et en équipements urbains de haut standing, tout comme elle espère pouvoir augmenter la capacité d’accueil de la ville en bureaux, commerces et équipements divers, afin de satisfaire une demande de plus en plus forte pour les grandes rencontres internationales (centre de conférence). Il est aussi question de pouvoir étendre la ville pour lui trouver de nouvelles zones résidentielles qui offrent aux habitants de la ville, un cadre de vie agréable pour les activités économiques, culturelles et sportives.



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