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LES JOURNEES CAMEROUNAISES DE LA MUSIQUE DEMARRENT
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JCM : 1ère EDITION
Du 12 au 16 décembre 2006, la ville de Douala aura le privilège rare d’accueillir un aréopage d’artistes musiciens camerounais et étrangers invités à prendre part à la 1ère édition des JCM, les Journées Camerounaises de la Musique. Cet événement, le premier du genre en terre camerounaise est l’œuvre de l’association RTM EVENT, une association dont l’objectif est de promouvoir la culture camerounaise d’une part et africaine d’autre part.
LES JCM : LEUR RAISON D’ETRE
Devant la difficulté pour les artistes camerounais de célébrer sereinement le 21 juin, journée internationale de la musique du fait que cette période de l’année s’avère moins propice à des activités en plein air, le mois de juin étant inclus dans la petite saison de pluies au CAmeroun, l’association RTM EVENT a trouvé judicieux et opportun d’inscrire la célébration de la musique au Cameroun dans une période de l’année pendant laquelle, le climat se montre plus généreux et enclin aux activités de grande envergure en plein air du fait de l’absence des pluies. C’est à ce titre que le mois de décembre a été choisi pour célébrer non seulement la musique au Cameroun, mais encore et surtout, toute une filière mal famée du commun des camerounais.
UNE APPROCHE PUREMENT PERSONNALISEE
Contrairement à une journée consacrée à la célébration de la musique dans le monde, les promoteurs des JCM se veulent pertinents dans leur approche. En consacrant plus d’une journée à la célébration de la musique, l’association RTM EVENT promotrice des JCM voudrait offrir non seulement l’occasion aux artistes musiciens de se mettre sous les feux des projecteurs, mais encore et surtout de donner de la visibilité à un secteur culturel mal connu de nombre de camerounais aujourd’hui. On a toujours tôt fait d’occulter toute une filière en adoptant une vision réductrice qui voudrait que l’on ne puisse que voir le musicien lorsque le sujet de la musique est évoqué. Et pourtant, c’est tout un ensemble de corps de métiers qui se voit ainsi occulté du fait de la méconnaissance du sujet. Des domaines parmi
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lesquels on peut citer la production musicale, le management artistique, l’exercice même de la musique en tant que métier, en tant que art pour ne parler que de cela.
Les JCM offriront à ce titre au public, l’opportunité d’assister à des ateliers de formation dont le but est de donner des rudiments aux jeunes et aux moins jeunes exerçant déjà dans cette filière ou alors à ceux qui caressent encore le rêve de s’y lancer. Une véritable aubaine pour nombre des musiciens camerounais dont l’ignorance des rudiments de cet art hypothèque sérieusement leur carrière artistique.
LES JCM : UNE PANACEE AUX PROBLEMES DE LA MUSIQUE CAMEROUNAISE ?
Sans avoir la prétention de s’ériger en redresseur de tors, l’association RTM EVENT voudrait baliser la voie royale aux musiciens camerounais d’une part et aux professionnels de cette filière d’autre part afin qu’à l’avenir, ces derniers puissent sortir de leur ghetto d’ignorance en même temps qu’il verront leurs corps de métiers gagner en notoriété. Ainsi, il deviendra plus facile et valorisant d’exercer dans la musique qui au jour d’aujourd’hui au Cameroun, profite plus aux prédateurs de tout poil que sont les pirates, véritables fossoyeurs de la musique et ce, au grand désarroi des artistes qui manifestement végètent dans une impécuniosité notoire, une situation de précarité qui ôte tout le prestige à des stars adulés des mélomanes, la valeur nobiliaire que le succès de leurs produits génèrent. Vivement que les artistes eux-mêmes de façon consensuelle adhèrent massivement à ce concept de promotion de la musique au Cameroun qui de par son caractère novateur, pourra à terme sait – on jamais, recevoir l’aval des autorités en charge de la culture au Cameroun pour qu’en fin, la musique camerounaise puisse connaître des lendemains meilleurs en se délestant de ce manteau de misère qu’elle arbore depuis la nuit des temps, et cela pour le bonheur de tous ceux qui oeuvrent dans la filière musicale et qui de façon légitime, voudrait y gagner leur pain.
Marcel BOUANGA E. Camerounlink, Douala
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